#McFail pour McDo sur Twitter ou Communiquer sur les réseaux sociaux , 2 conditions pour ne pas laisser de place au hasard

 

 

 

 

 

Le succès ou l’échec d’une campagne de communication sur les réseaux sociaux est-il le fait du hasard ?

C’est probablement la question que l’on doit se poser en ce moment chez McDonald’s suite à leur opération manquée sur Twitter.

Il y a quelques jours, McDo USA envoyait un Tweet incluant un lien vers une vidéo institutionnelle ( voir la video sur YouTube). Dans l’espoir de faire le buzz, McDo utilisait le hashtag #MCStories.
A l’inverse de l’effet recherché, les internautes (Twittos en l’occurrence) détournèrent le message pour ridiculiser la marque en utilisant le hashtag préconisé bien sûr.

En fait, le hasard n’a rien à voir dans tout cela, même si l’utilisation des réseaux sociaux est toujours à double tranchant pour une entreprise. Une préparation aléatoire, pour ne pas dire inexistante, aura des conséquences désastreuses sur les réactions autant que sur sa capacité à réagir et à les gérer.

1ère condition : la veille

A la lecture des tweets qui réagissaient contre McDonald’s, il est évident une fois de plus qu’une veille scrupuleuse de ce qui se dit sur une marque et ses produits ou services est un préalable indispensable.
Cette veille des conversations sur les réseaux sociaux permet d’identifier les types de critiques et leur fréquence. Bien sûr, la veille ne sert pas uniquement qu’à identifier les critiques mais également les commentaires positifs et les attentes vis à vis de la marque.
Pour être efficace, la veille doit prendre en compte l’ensemble de l’éco-système de la marque : ses produits ou services, ses dirigeants, ses concurrents, son activité, ses partenaires, ses fournisseurs,…
Cette collecte d’informations sera le point de départ de la 2ème condition de réussite, la stratégie, et sera ensuite le baromètre permettant de s’assurer de l’impact de ses actions.

2ème condition : la stratégie

Une présence sur les réseaux sociaux ne se résume pas à la création d’une page Facebook ou d’un compte Twitter.
Pourquoi faut-il parler d’un plan stratégique de présence social media ?
Parce que les attentes de nos cibles ne sont pas les mêmes en fonction du média sur lesquel nous nous adressons à elles. Il ne faut plus parler d’un plan de communication, mais d’un plan de communicationS.
Il faut recentrer son approche vers les clients. Toute tentative de conserver les anciennes habitudes de communication en déclinant systématiquement le même message sur tous ses supports de communication risque immanquablement d’être sanctionné, soit en ne rencontrant pas sa cible, soit en faisant l’objet de critiques.

Il ne faut pas espérer le moindre retour positif si l’on n’adapte pas son message à sa cible et au média utilisé.
Twitter est-il le bon endroit pour de l’auto-promotion ? Certainement pas.

Sur les réseaux sociaux, les internautes attendent des offres commerciales, des promotions. La publicité institutionnelle n’y a pas vraiment sa place. Il existe déjà des médias dédiés à ce type de communication. Il ne faut pas mélanger les genres.
Sur la page Facebook de McDonald’s, les messages qui remportent le plus l’adhésion par le nombre de ‘J’aime’ et de commentaires, concernent des offres commerciales. D’ailleurs Facebook n’a pas du tout réagit comme Twitter puisque la même communication est diffusée par McDo dans un onglet dédié de sa page Facebook. Preuve que les attentes (et l’audience) diffèrent en fonction du média.

Il n’est donc pas surprenant qu’en réaction, les internautes décident de détourner le message de la marque pour la sanctionner d’une communication qui n’était pas adaptée au média et à l’usage qui en est fait, alors même que le compte Twitter de McDonald’s annonce son objectif, qui est d’être à l’écoute de ses clients.

Quelle que soit la taille et la renommée de l’entreprise, une présence réussie sur les raisons sociaux ne peut pas laisser de place au hasard. Il faut définir ses objectifs, ses cibles et les médias adaptés puis se tenir à la ligne éditoriale fixée pour chaque angle de communication (prospection, fidélisation, service client, notoriété, B2B, B2C,…).

Utiliser tous ses leviers de communication pour relayer un message identique est inapproprié et peut se révéler désastreux. L’exemple de McDo en est une preuve supplémentaire.

Auteur : Frédéric Foschiani – QSN-DigiTal – www.qsn-digital.com

Pour des informations complémentaires, lisez l’article d’Anna Benjamin pour Les Inrocks, qui m’a interviewé sur le sujet.

Lire l’article des Inrocks >

A voir aussi, l’article de Sud-Ouest qui cite mon intervention pour les Inrocks.

QSN-Digital présente son nouveau site web


 

Nouvelle année, nouvelles ambitions, nouveau site web pour QSN-DigiTal, le spécialiste de l’eReputation et des réseaux sociaux.

 

Au-delà d’une ergonomie agréable et efficace, l’ensemble des services proposés par l’agence est présenté en fonction des besoins exprimés par les clients. Il est par conséquent extrêmement simple d’identifier la proposition de valeur de l’agence en fonction de sa situation et de son besoin spécifique.

 

Le ‘+’ QSN-DigiTal ?

A chaque offre de service est associée la complémentarité de la gamme de services de l’agence, permettant de mieux comprendre l’étendue de son périmètre d’intervention et de son expertise de la communication collaborative.

 

Ce nouveau site web devient un complément indissociable de l’activité de QSN-DigiTal avec son blog (blog-ereputation.com) et ses différentes communautés sur les réseaux sociaux (facebook.com/qsndigital ; @qsndigital, etc…).

 

 

A propos de QSN-DigiTal: QSN-DigiTal est une agence spécialiste de la valorisation de l’eRéputation, la stratégie de présence sur les réseaux sociaux et le community management. L’offre globale de QSN-DigiTal couvre l’ensemble de la chaine de valeur de la communication collaborative: études, veille, conseil stratégique, formation, développements techniques, mise en œuvre et accompagnement.

Contacts QSN-DigiTal: Frédéric Foschiani – frederic.foschiani@qsn-digital.comhttp://www.qsn-digital.com

Catégories:E-Reputation

Les réseaux sociaux en 2011

Catégories:Réseaux sociaux

eReputation et fraude d’influence…(épisode 4): lutte contre les faux avis de consommateurs

Mieux Vivre Votre Argent consacre ce mois-ci sa rubrique ‘Les coulisses de l’argent’ à l’actualité des faux avis sur internet.

A cette occasion, j’ai été interrogé par la journaliste, Pascale Mougenot, qui avait pris connaissance de mes précédents billets sur ce sujet.

Je vous propose donc l’intégralité de cet article.

 

 

 

 

 

 

Frédéric Foschiani – QSN-DigiTal – www.qsn-digital.com – www.blog-ereputation.com

 

Mettez à jour votre profil Facebook avec la nouvelle Timeline dès maintenant!

C’est au cours de la dernière conférence F8 à San Francisco que Mark Zuckerberg vient d’annoncer les nombreuses nouveautés qui nous attendent.

Parmi celles-ci, la nouvelle Timeline des profils Facebook.

Sans attendre le déploiement de cette nouveauté, vous pouvez dès aujourd’hui la mettre en place sur votre propre profil.

Cette innovation aujourd’hui réservée aux développeurs d’applications Facebook nécessite le recours à quelques manipulations.

Pour aider les non-développeurs dans cette opération, je vous propose de suivre pas à pas la procédure suivante à l’aide des copies d’écrans. Cela vous prendra à peine quelques minutes.

 

Tout d’abord, accédez à la partie Facebook Developpers Apps grâce au lien suivant:

https://developers.facebook.com/apps

 

A partir de maintenant, suivez les étapes.

Etape 2:

Etape 3:

Etape 4:

Etape 5:

Etape 6:

Etape 7:

Etape 8:

Etape 9:

Mon nouveau profil FB:

 

 

Cette fonctionnalité sera bientôt disponible pour les Pages entreprise!

Auteur: Frédéric Foschiani – QSN-DigiTal – www.qsn-digital.com  - www.blog-ereputation.com


 

eReputation et fraude d’influence…(épisode 3): lutte contre les faux avis de consommateurs

Le 6 juillet, je recevais cet email:

Après les billets publiés sur ce blog justement, à propos du fléau que représentent les faux avis de consommateurs sur internet : Ne pas confondre eReputation et fraude d’influence

et ‘eReputation et fraude d’influence…(épisode 2): lutte contre les faux avis de consommateurs’, il me semblait improbable d’être sollicité pour des pratiques que je désapprouve.

 

 

 

 

 

Ma réponse fut évidente:

Toutefois, après une rapide recherche sur internet (signataire de l’email, nom de l’agence), et la présentation de l’email ne mentionnant aucune adresse ni numéro de téléphone ne permettant de vérifier leur existence, je pensais avoir fait l’objet d’un test pouvant provenir de la DGCCRF.

Ce que je ne manquais pas d’ailleurs de relayer sur Twitter le jour même:

J’ai donc eu le fin mot de l’histoire aujourd’hui!

Je n’ai pas fait l’objet d’un piège tendu par la DGCCRF mais par ‘Les InRocks‘! Pour un article intitulé ‘Comment des entreprises françaises fabriquent et vendent de faux avis sur le Net ’

Confirmant une pratique connue, l’article est inquiétant sur la crédibilité des agences qui se prétendent expertes de l’eReputation tout en ayant recours à ces pratiques frauduleuses.

Comme des clients potentiels, il a suffit de contacter – sous un faux nom – une dizaine d’agences d’e-reputation, en décrivant notre futur site de réservation d’hôtels, grossièrement appelé “Voyage 2.0″. Censé être en ligne dans 15 jours, nos partenaires imaginaires – environ 50 hôtels – désirent, pour notre lancement, des commentaires positifs de faux clients sur notre futur site et sur Tripadvisor. En deux jours, la pêche est bonne. La moitié des agences contactées (françaises et étrangères) accepte le deal, l’autre moitié ne répond pas ou décline, parfois en nous sermonnant. ‘ précise le journaliste.

Je vous recommande la lecture de cet article: lire l’article des Inrocks

Toutefois, cette article ne rendant pas justice aux agences honnêtes et professionnelles, voici le commentaire que j’ai publié sur le site des Inrocks:

‘Tout d’abord, bravo pour cet article qui a le mérite de dénoncer ces pratiques.

Ayant fait partie du panel que vous avez contacté, je regrette toutefois que votre article laisse au final peser un doute globlal sur l’ensemble des agences spécialisée dans la eReputation.

Je comprends que vous ne puissiez pas publier les noms des agences se rendant coupables de telles pratiques, mais alors pourquoi ne pas conclure avec un brin d’espoir en admettant de façon plus marquée qu’en 2 lignes que toutes les agences n’ont pas recours à ces méthodes. Il serait juste de citer ces agences qui refusent ces pratiques et qui, comme moi, vous ont même rappelé qu’elles peuvent faire l’objet de sanctions, notamment à l’initiative de la DGCCRF.

L’objectif de votre article étant de dénoncer ces méthodes frauduleuses, il serait bon que les agences scrupuleuseuses et professionnelles n’en pâtissent pas alors qu’elles aussi veulent lutter contre cela. J’ai moi-même publié 2 billets sur mon blog concernant ce fléau des faux avis, et le dernier faisait justement référence aux premières actions de la DGCCRF (http://blog-ereputation.com/2011/06/12/ereputation-et-fraude-dinfluence-episode-2-lutte-contre-les-faux-avis-de-consommateurs/).

Un dernier point sur la crédibilité des agences ayant répondu favorablement à votre demande. Le fait de vous avoir répondu favorablement est la preuve de leur incompétence en matière de eReputation. La supercherie de votre demande était facilement détectable pour qui sait a minima effectuer des recherches sur internet. J’ai d’ailleurs pensé qu’il s’agissait d’un test de la DGCCRF, comme je l’ai précisé sur Twitter le 6 juillet, date de réception de votre mail: « On me demande si je peux produire de faux avis pour un site de voyages! Test de la #dgccrf ou vraie erreur de casting? #ereputation »

Enfin, pour aller également dans le sens de Emmanuel Vivier, ces pratiques ne sont pas exclusives à internet. Un nouvel exemple de faux avis? Un reportage TV bidonné, et ce n’est pas la 1ère fois que cela se produit (http://actu.orange.fr/medias/le-journal-de-13h-de-tf1-epingle-par-le-csa-apres-un-faux-temoignage_161182.html)’

 

 

 

A la suite de ma réponse sur le site des Inrocks, voici la réponse faite par le journaliste.

 

 

Par ailleurs, ce même journaliste a reconnu le bienfondé de ma démarche, et je lui en sais gré, en publiant sur Twitter le lien vers ce billet tout en expliquant ma motivation.

Voici donc nos échanges sur Twitter.

 

Je tiens donc à remercier l’auteur de l’article des Inrocks pour contribuer à dénoncer ces fraudes que représentent les faux avis de clients sur internet et leurs auteurs, agences et annonceurs. Et je le remercie également d’avoir, par ses réponses, rappelé qu’ils existe des professionnels qui mettent un point d’honneur à faire valoir l’intégrité de leur démarche.

 

 

 

Auteur: Frédéric Foschiani – QSN-DigiTal – www.qsn-digital.comwww.blog-ereputation.com

eReputation et gestion de crise

Les récents exemples d’Air France, Mattel et Kookai prouvent une fois de plus que si la veille de eReputation est un excellent moyen de détecter les risques de crise sur les réseaux sociaux, sa valeur ajoutée ne sera profitable qu’à la condition que l’entreprise professionnalise la gestion de sa présence sur les réseaux sociaux et sa réaction à toute situation non souhaitée.

Accédez à l’intégralité de ce billet publié sur eMarketing.fr => http://www.e-marketing.fr/Tribunes-Experts/eReputation-et-gestion-de-crise-Tribune175.htm

 

Auteur : Frederic Foschiani / QSN-Digital

eReputation et fraude d’influence…(épisode 2): lutte contre les faux avis de consommateurs


En janvier dernier, je publiai sur ce blog un billet intitulé ‘Ne pas confondre eReputation et fraude d’influence (http://wp.me/pH8sA-ak) concernant la nouvelle tendance du moment, la fraude aux faux avis de consommateurs.

Mon propos faisait état de la décision du secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et moyennes entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation en confiant 3 actions à la DGCCRF:

  • identifier les plateformes de publication d’avis, les comparateurs de prix, les blogs influents ou ‘agences marketing’ faisant preuve de telles pratiques
  • vérifier auprès des sites (voyagistes ,des comparateurs de prix,…), les méthodologies de contrôle de l’impartialité des avis et d’identification des faux avis
  • revoir les relations contractuelles entre les annonceurs et les plateformes de publications d’avis (sites, blogs, réseaux sociaux,…) et ce qui peut être considérer comme de la publicité déguisée

Ce nouveau billet est donc une suite à l’occasion des premières actions concrètes consécutives à la mission confiée à la DGCCRF.

En effet, la DGCCRF et le Synhorcat (Syndicat National des Hôteliers, Restaurateurs, Cafetiers et Traiteurs) accusent 3 poids lourds du tourisme en ligne de fraudes et pratiques commerciales déloyales dont le recours à de faux avis de consommateurs.

Concernant plus particulièrement la pratique de faux avis de consommateurs, il est reproché aux 3 sites; Expedia.com, Tripadvisor.com et Hotels.com; de recourir à des plateformes offshore (Inde, Madagascar) spécialisées dans la commercialisation de faux avis. Le coût par faux avis serait de 2€ à 10€.

Il est regrettable de constater que des acteurs majeurs du voyage en ligne puissent avoir de tels comportements. Il faut donc espérer que les sanctions soient suffisamment importantes et fassent jurisprudence pour les autres dossiers étudiés par la DGCCRF mais également pour dissuader à l’avenir toute velléité de recourir à ces pratiques.

Au-delà de la sanction financière, peut être faudrait-il que les professionnels du tourisme, lésés par ces pratiques frauduleuses, puissent avoir un comportement pénalisant les sites coupables de telles pratiques.

Pourquoi ne pas les prendre à leur propre jeu en publiant sur leurs sites, mais pas seulement, de vrais avis de mécontentement à leur encontre pour contribuer à impacter négativement leur eReputation. Ces avis seraient justifiés par l’action menée en justice. Impacter l’eReputation des sites coupables leur ferait perdre toute crédibilité vis à vis des internautes, dupés également, qui étaient la cible finale de ces manoeuvres. Après tout, la baisse du trafic sur ces sites serait probablement une sanction prise beaucoup plus au sérieux par leurs dirigeants puisque la commercialisation de leur influence et donc de leurs espaces publicitaires s’en trouverait affectée durablement.

Ne serait-il pas de bonne guerre que les professionnels et les internautes dupés par ces pratiques décident, en toute légalité bien sûr, d’adopter le principe de l’arroseur arrosé?
Auteur: Frédéric Foschiani – QSN-DigiTal – www.qsn-digital.comwww.blog-ereputation.com

Réseaux sociaux: peut on tout dire et tout faire?

Anything you say can and will be used against you…

Abreuvés que nous sommes de séries et de films américains, nous connaissons tous cette citation sans pour autant en connaître l’origine: ‘TOUT CE QUE VOUS DIREZ SERA RETENU CONTRE VOUS!’

Cette citation est en fait tirée de l’avertissement que doit systématiquement faire tout policier américain auprès de chaque suspect lors de son arrestation avant tout interrogatoire afin de l’informer de ses droits. Cet avertissement est connu sous le nom de ‘Miranda warning‘ ou ‘Miranda rights‘, en référence au jugement de la Court Suprême des Etats-Unis en 1966, considérant que les droits de Ernesto Arturo Miranda n’avaient pas été respectés dans une affaire où il était accusé de kidnapping et viol.

Pourquoi parler de cela ici?

Parce que en terme de eReputation et de Personal branding, il est souvent rappelé que tout ce que l’on peut dire sur internet, et sur les réseaux sociaux en particulier, pourra être retenu contre nous. C’est une façon de rappeler à chacun que toutes les traces qui nous concernent sur internet, qu’elles émanent de nous ou de tiers, sont quasiment indélébiles et peuvent surgir des années après leur diffusion dans un contexte différent et nous porter préjudice.

C’est le cas classique de photos très personnelles diffusées sur Facebook qui, consultées par un recruteur bien des années après, pourront avoir un impact négatif sur l’image d’un candidat.

On peut citer comme exemple concrêt la situation rencontrée en février dernier par Boris Boillon, le nouvel ambassadeur français en Tunisie, et ses photos en slip de bain sur son profil Copains d’avant.

Malgré tout, de nombreuses personnes n’arrivent toujours pas à admettre qu’ils peuvent être concernés. Si Internet peut être un formidable outil de Personal branding, on peut aussi ruiner complètement son image ou prendre des risques inconsidérés. La dématérialisation des contacts par les réseaux sociaux favorisel’oubli de toutes les règles élémentaires de prudence et de confidentialité. Lorsque vous croisez un inconnu dans la rue, est ce que vous lui présentez l’album photo de vos vacances ou lui précisez la prochaine date à laquelle vous serez absent de chez vous? Certainement pas.

La question n’est pas de critiquer les réseaux sociaux mais de rappeler les règles élémentaires qu’il convient de respecter, qu’il s’agisse de sécurité des informations personnelles comme des conséquences éventuelles de ses interventions. Ce rappel du principe de précaution vaut pour toutes les publications sur internet: photos, videos, articles, commentaires, qu’ils émanent de nous mêmes ou de tiers. Il faut constamment avoir à l’esprit qu’il est très difficile de contrôler quoi que ce soit à partir du moment où on le publie sur internet. Il est impossible que le support sur lequel vous avez publié quelque chose en conserve l’exclusivité. Très vite, cela peut être repris et diffusé sans que l’on en soit conscient. C’est ce qui en fait toute la difficulté pour éventuellement tenter de supprimer toute intervention qui finalement se révèle génante à un moment donné.

Autrefois on disait à quelqu’un de tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de dire quelque chose pour être certain d’avoir pris le temps de réfléchir et éviter de dire n’importe quoi. Sur internet, il faut prendre le temps de réfléchir à ce que vous allez publier, même si cela devient de plus en plus difficile avec le phénomène de web en temps réel.

Mais au-delà de l’impact sur ce que l’on appelle aujourd’hui son eReputation, auquel chacun sera plus ou moins sensible, de nouvelles conséquences devront inciter chacun à des comportements plus avisés sur les réseaux sociaux.

A l’occasion d’un article intitulé ‘Facebook…une preuve juridique?‘ , Anita Rodamel, Avocate, a rappelé sur son Hub Viadeo à quel point les publications sur Facebook sont désormais une source de preuve incontestable devant les Tribunaux. D’ailleurs, précise-t-elle, ‘en matière de contentieux dans le domaine du droit social,les réseaux sociaux sont désormais très souvent utilisés par l’employeur afin d’apporter une image plus sombre du salarié et faire pression sur les conseillers prud’hommes dans le cas d’une procédure’.

L’exemple cité dans son article est éloquent:
‘Récemment,le Tribunal aux affaires familiales de Nancy a eu à trancher un litige portant sur le versement d’une pension alimentaire. Celui-ci a tout d’abord jugé recevable des pages du réseau social présentées par un père qui depuis des années,versait à son ex-femme une pension alimentaire pour leur fille prétendument sans revenus,alors que cette dernière s’affichait sur FACEBOOK avec son bébé et son compagnon. Le Tribunal a estimé que les éléments provenant de FACEBOOK constituaient non seulement une PREUVE RECEVABLE mais aussi un AVEU de la part de la jeune femme.’

‘Jamais un Tribunal n’était allé si loin au niveau de la reconnaissance de la preuve pour un réseau social’, ajoute Anita Rodamel.

Cet exemple est un cas d’école, qui s’inscrit dans la continuité de la décision du Conseil des Prud’hommes de Boulogne-Billancourt (nov 2010) confirmant le licenciement de 2 salariés de la société Alten sanctionnés pour avoir critiqué leur direction au cours d’une discussion sur Facebook en 2008. Cette décision, qui était une 1ère France, posait la question du flou entre vie privée et vie publique sur internet et les réseaux sociaux.

Ces décisions du Conseil des Prud’hommes et maintenant du Tribunal aux affaires familiales de Nancy prouvent qu’il n’y a désormais plus de flou entre la vie privée et la vie publique sur internet. Les utilisateurs des réseaux sociaux doivent comprendre les risques potentiels et les conséquences de leurs publications ou de celles émanant de tiers. Chacun se doit donc de veiller sur son identité numérique, pour gérer les traces qui le concernent.

Alors, sachant que ‘TOUT CE QUE VOUS DIREZ SERA RETENU CONTRE VOUS!‘, un conseil ‘ MIRANDIZE YOU!


Auteur: Frédéric Foschiani – QSN-DigiTal – www.blog-ereputation.com  – www.qsn-digital.com

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Ne pas confondre eReputation et fraude d’influence

Bon nombre d’entreprises ne bénéficient pas d’une veille leur permettant d’identifier les nouvelles tendances en terme de communication et de marketing notamment sur internet. De ce fait, elles passent régulièrement à côté d’un pan complet d’échanges et d’opportunités de toucher leur cible, qu’il s’agisse de prospects ou de clients.

Pour y remédier, et en toute modestie, je veux rappeler ici à tous les patrons de Com et de Marketing qu’il existe un indicateur infaillible permettant d’identifier LA TENDANCE du moment: LA FRAUDE!

 

La fraude comme indicateur des tendances à valeur ajoutée?

S’il existe des comportement toujours à la pointe de l’innovation, surfant sur les nouvelles tendances ayant réellement un impact financier, et justifiant à elles seules l’intérêt commercial et le retour sur investissement (le fameux ROI), il s’agit bien des techniques de fraude.

 

La fraude serait-elle une mesure permettant d’ orienter sa stratégie web marketing?

Pour s’en convaincre, faisons un petit rappel historique de l’évolution des tendances frauduleuse en terme de e-Marketing. A travers 3 exemples de fraude marketing, nous verrons qu’avec la communication collaborative que nous connaissons et la part d’audience croissante des réseaux sociaux, la fraude marketing devient une réelle fraude d’influence et de lobbying.

 

L’ère du référencement naturel:

Avec l’impact des moteurs de recherche sur la génération de trafic et les enjeux commerciaux que cela implique, certains prestataires proposaient différentes techniques ‘invisibles’ pour l’internaute comme la création de pages satellites remplies de mots clés. Cette tendance de pratiques discutables devait toutefois être prise en compte pour comprendre l’intérêt d’un site à s ’assurer un bon positionnement sur les moteurs de recherche.

 

L’ère des liens sponsorisés:

Avec l’arrivée des liens sponsorisés sur les moteurs de recherche, les entreprises ont pris l’habitude de dépenser des budger parfois extrêmement importants pour être certain de s’assurer le meilleur positionnement sur les moteurs de recherche, alors que le référencement naturel ne peut pas le garantir. Ce sont encore une fois les enjeux financiers liés à la commercialisation de ces espaces qui ont vu l’apparition de techniques de fraudes au clic. Le modèle du Coût au Clic (CPC) impactant le budget de l’annonceur à chaque fois qu’un internaute clique sur le lien de son annonce, certains furent tentés de multiplier volontairement les clics sont les liens commerciaux de concurrents afin d’impacter leur budget et faire chuter le taux de transformation de leurs campagnes et donc, au final, peser sur la rentabilité (ROI) de leurs actions marketing web.

 

L’ère des réseaux sociaux:

Aujourd’hui, c’est le développement croissant des réseaux sociaux qui génère des pratiques malveillantes. Comment expliquer l’arrivée de pratiques frauduleuses sur ces médias s’il n’y a pas d’enjeux financiers importants à la clé. Les réseaux sociaux sont devenus un lieu d’expression incontournable sur le web. L’audience de ces médias devient l’objet de réels enjeux financiers. Toutes les études récentes sur l’influence des moyens de communication le prouvent. Les avis des consommateurs , le bouche à oreille (WOM, word-of-mouth anglo-saxon), les recommandations sont aujourd’hui plus influents dans un process de renseignement et d’achat sur internet, comparé aux autres leviers de de e-Marketing traditionnels. Une étude précisait d’ailleurs que 91% des internautes se renseignent sur internet avant toute démarche d’achat ou de prise de décision et que parmi eux, les 2/3 seront amenés à changer d’avis suite aux informations, avis, recommandations dont ils auront pris connaissance sur internet et notamment sur les réseaux sociaux. Avec de tels enjeux, il ne faut donc pas s’étonner de l’apparition, depuis quelques temps déjà, de cette pratique à la fraude aux commentaires (‘fake reviews’), qui est même proposée en tant que telle par certaines agences de marketing web. Cette fraude peut s’exprimer de différentes façon par des commentaires élogieux sur des forums ou sites marchands à propos d’un produit, à contrario des commentaires négatifs sur ces mêmes sites concernant les produits de concurrents, ou bien les relations par forcément intègres entre certains blogs et des annonceurs.

La décision récente du secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et moyennes entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions libérales
et de la Consommation (ouf..) reflète donc l’impact conséquent de ces pratiques pour le commerce et la libre concurrence en confiant 3 actions à la DGCCRF:

  • identifier les plateformes de publication d’avis, les comparateurs de prix, les blogs influents ou ‘agences marketing’ faisant preuve de telles pratiques
  • vérifier auprès des sites (voyagistes ,des comparateurs de prix,…), les méthodologies de contrôle de l’impartialité des avis et d’identification des faux avis
  • revoir les relations contractuelles entre les annonceurs et les plateformes de publications d’avis (sites, blogs, réseaux sociaux,…) et ce qui peut être considérer comme de la publicité déguisée

 

On ne peut que se réjouir de cette tentative de régulation qui, malgré la mise en place éventuelle d’une charte de bonne conduite des différents acteurs, se heurtera à la problématique des sites hébergés hors de France.

 

Des règles devront être mises en place et il faudra bien sûr compter sur l’intégrité de l’ensemble des acteurs: intégrité des prestataires par rapport à leurs prestations de e-Marketing, contrôle des annonceurs sur le types d’actions proposées et intégrité également des annonceurs pour ne pas solliciter ce types de prestations.

 

Ces 3 exemples nous rappellent donc que pour rester dans le coup et savoir où se situent les enjeux financiers pour un positionnement web stratégique, les directions marketing et communication pourraient se pencher sur un indicateur atypique pour leur métier: l’évolution des tendances frauduleuses!

 

Auteur: Frédéric Foschiani – QSN-DigiTal – www.qsn-digital.comwww.blog-ereputation.com

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