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TWITTER, FOLLOWERS ET FOOTBALLEURS..UN RAPPORT AVEC LEURS PERFORMANCES ?

Alors que le Comité Olympique souhaite interdire l’accès aux réseaux sociaux au sein du Village Olympique lors des prochains Jeux de Londres (pour des raisons uniquement financières visant à protéger ses sponsors et partenaires financiers), il y a fort à parier que les utilisateurs desdits réseaux prendront plaisir à contourner l’interdit. D’ailleurs, l’exemple du détournement sur Twitter (#radiolondres) de la règle de divulgation des résultats de l’élection présidentielle en est le plus récent exemple. La directive du CIO vise notamment les athlètes, qui utilisent par exemple Twitter, puissant levier de communication en temps réel, pour maintenir le lien avec leurs followers (supporters, journalistes,…) et gérer ainsi un peu plus leur image.

Comme pour une marque, les personnalités publiques, politiques, du spectacle etc… utilisent de plus en plus les réseaux sociaux comme levier complémentaire pour gérer leur image et leur réputation dans une optique de conquête de nouveaux ‘fans’ et de fidélisation. La course aux followers des principaux candidats à la Présidentielle cette année montre l’importance de ce levier dans la communication globale.

Les sportifs ne dérogent pas à la règle, quelque soit leur sport et leur niveau de notoriété. Même Tiger Woods a son compte Twitter. En a-t-il besoin financièrement ? Certainement pas. Mais nous savons tous à quel point l’image est importante et contrôler les leviers qui permettent de la gérer sont indispensables.

La présentation du compte Twitter de Sergio Ramos, joueur du Real Madrid, est un bon exemple :

stylisation de son nom comme un marque, affichage des organismes et fondations auxquelles il participe…et plus de 2 millions de followers.

Au-delà de l’utilité en terme de communication, les enjeux financiers ne sont pas à négliger non plus. Un sportif aura certainement un argument complémentaire de négociation de ses contrats auprès des sponsors si ses communautés sur les réseaux sociaux sont un élément de lien évident avec plusieurs millions de ‘fans’ ou ‘followers’ qui sont autant d’acheteurs potentiels. Une sorte d’assurance pour un joueur qui peut rencontrer des baisses de forme. Un joueur comme le brésilien Kaka, qui n’est plus le phénomène qu’il a été, peut toujours valoriser plus de 10 millions de followers !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il en est de même pour un espoir. Neymar Junior, 20 ans, espoir du foot brésilien, se positionne déjà avec les plus grands en nombre de followers sur Twitter avec plus de 4 millions !

Intéressant pour la publicité d’une marque et pour le merchandising d’un club (ventes de maillots,…).

Ledit Neymar l’a bien compris (ou ses conseillers) puisque son compte Twitter met en avant ses sponsors, à défaut d’organisation caritative…

 

 

 

Et si en plus le footballeur en question partage sa vie avec une célébrité (ce qui est souvent le cas), alors l’argumentation commerciale peut prendre une autre dimension.

Prenons l’exemple de Gérard Piqué, joueur de Barcelone, et ses 2,6 millions de followers. Son ‘aura commerciale’ prend une toute autre ampleur avec les 15,7 millions de followers de Shakira. Un couple avec une audience mesurable à plus de 18 millions de followers, ça s’entretient…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr, avoir une communauté importante sur les réseaux sociaux n’est pas le seul critère de mesure d’influence d’un sportif, heureusement d’ailleurs pour les sportifs français…Dans le classement du top 20 de footballeurs, basé sur leur nombre de followers, le 1er français arrive à la … 19ème position (Samir Naceri et ses 736 000 followers).

Au-delà des joueurs, l‘analyse des comptes des 50 footballeurs en activité ayant le plus grand nombre de followers sur Twitter fait ressortir des résultats par clubs et par nationalités surprenants.

A la lecture des résultats, peut-on se hasarder à tirer des conclusions entre le nombre de followers et les résultats d’une équipe de club ou d’une équipe nationale ? Pas vraiment si l’on se réfère aux résultats français. Si le PSG figure dans le classement des 20 Clubs européens, c’est grâce à ses étrangers. Le comportement des joueurs français sur Twitter bénéficie malgré tout à ‘la France’ qui se retrouve 8ème au classement ‘Twitter’, alors qu’elle apparaît qu’à la 16ème position au classement FIFA.

Exception à la règle en ce qui concerne la France ? N’exagérons pas, mais certaines tendances sont ‘amusantes’ au regard notamment du positionnement des clubs espagnols et du classement par nationalités.

Sur le terrain comme sur Twitter, le combat continue entre Barcelone et le Real Madrid !

Observons l’EURO qui se déroulera en Juin en Ukraine et en Pologne, et voyons si le rapport entre les comptes Twitter des joueurs et les résultats de leurs équipes peuvent confirmer un lien…:)

Auteur : Frédéric Foschiani – QSN-DigiTal – www.qsn-digital.com – blog-ereputation.com

L’intervention de Nicolas Sarkozy relayée sur Twitter

Au-delà du canal de diffusion de l’information que l’on connait, l’un des usages de Twitter est réellement de commenter l’actualité en temps réel.

L’intervention de Nicolas Sarkozy sur les chaines françaises le 29 janvier est un parfait exemple de l’utilisation de plus en plus courante de plusieurs médias de façon simultanée. Tout en suivant l’intervention présidentielle à la télé, les téléspectateurs n’hésitent pas à partager leurs commentaires sur Twitter.

5 minutes avant le début de l’intervention du Président, le nombre de tweets (1122) comportant le hashtags #sarkozy était relativement moyen par rapport aux 15 derniers jours.
Au terme de la première ½ heure de l’intervention, on constatait une activité assez importante avec une hausse de  152%, en atteignant 2829 tweets.
A la fin de l’intervention, on atteignait un pic à 6907 tweets.
Dix minutes après l’intervention, on commençait à constater un ralentissement de l’activité avec seulement 580 tweets supplémentaires.

 

(Graphes fournis par http://www.docteur-tweety.com/)

Auteur: Frédéric Foschiani – QSN-DigiTal – www.qsn-digital.com

#McFail pour McDo sur Twitter ou Communiquer sur les réseaux sociaux , 2 conditions pour ne pas laisser de place au hasard

 

 

 

 

 

Le succès ou l’échec d’une campagne de communication sur les réseaux sociaux est-il le fait du hasard ?

C’est probablement la question que l’on doit se poser en ce moment chez McDonald’s suite à leur opération manquée sur Twitter.

Il y a quelques jours, McDo USA envoyait un Tweet incluant un lien vers une vidéo institutionnelle ( voir la video sur YouTube). Dans l’espoir de faire le buzz, McDo utilisait le hashtag #MCStories.
A l’inverse de l’effet recherché, les internautes (Twittos en l’occurrence) détournèrent le message pour ridiculiser la marque en utilisant le hashtag préconisé bien sûr.

En fait, le hasard n’a rien à voir dans tout cela, même si l’utilisation des réseaux sociaux est toujours à double tranchant pour une entreprise. Une préparation aléatoire, pour ne pas dire inexistante, aura des conséquences désastreuses sur les réactions autant que sur sa capacité à réagir et à les gérer.

1ère condition : la veille

A la lecture des tweets qui réagissaient contre McDonald’s, il est évident une fois de plus qu’une veille scrupuleuse de ce qui se dit sur une marque et ses produits ou services est un préalable indispensable.
Cette veille des conversations sur les réseaux sociaux permet d’identifier les types de critiques et leur fréquence. Bien sûr, la veille ne sert pas uniquement qu’à identifier les critiques mais également les commentaires positifs et les attentes vis à vis de la marque.
Pour être efficace, la veille doit prendre en compte l’ensemble de l’éco-système de la marque : ses produits ou services, ses dirigeants, ses concurrents, son activité, ses partenaires, ses fournisseurs,…
Cette collecte d’informations sera le point de départ de la 2ème condition de réussite, la stratégie, et sera ensuite le baromètre permettant de s’assurer de l’impact de ses actions.

2ème condition : la stratégie

Une présence sur les réseaux sociaux ne se résume pas à la création d’une page Facebook ou d’un compte Twitter.
Pourquoi faut-il parler d’un plan stratégique de présence social media ?
Parce que les attentes de nos cibles ne sont pas les mêmes en fonction du média sur lesquel nous nous adressons à elles. Il ne faut plus parler d’un plan de communication, mais d’un plan de communicationS.
Il faut recentrer son approche vers les clients. Toute tentative de conserver les anciennes habitudes de communication en déclinant systématiquement le même message sur tous ses supports de communication risque immanquablement d’être sanctionné, soit en ne rencontrant pas sa cible, soit en faisant l’objet de critiques.

Il ne faut pas espérer le moindre retour positif si l’on n’adapte pas son message à sa cible et au média utilisé.
Twitter est-il le bon endroit pour de l’auto-promotion ? Certainement pas.

Sur les réseaux sociaux, les internautes attendent des offres commerciales, des promotions. La publicité institutionnelle n’y a pas vraiment sa place. Il existe déjà des médias dédiés à ce type de communication. Il ne faut pas mélanger les genres.
Sur la page Facebook de McDonald’s, les messages qui remportent le plus l’adhésion par le nombre de ‘J’aime’ et de commentaires, concernent des offres commerciales. D’ailleurs Facebook n’a pas du tout réagit comme Twitter puisque la même communication est diffusée par McDo dans un onglet dédié de sa page Facebook. Preuve que les attentes (et l’audience) diffèrent en fonction du média.

Il n’est donc pas surprenant qu’en réaction, les internautes décident de détourner le message de la marque pour la sanctionner d’une communication qui n’était pas adaptée au média et à l’usage qui en est fait, alors même que le compte Twitter de McDonald’s annonce son objectif, qui est d’être à l’écoute de ses clients.

Quelle que soit la taille et la renommée de l’entreprise, une présence réussie sur les raisons sociaux ne peut pas laisser de place au hasard. Il faut définir ses objectifs, ses cibles et les médias adaptés puis se tenir à la ligne éditoriale fixée pour chaque angle de communication (prospection, fidélisation, service client, notoriété, B2B, B2C,…).

Utiliser tous ses leviers de communication pour relayer un message identique est inapproprié et peut se révéler désastreux. L’exemple de McDo en est une preuve supplémentaire.

Auteur : Frédéric Foschiani – QSN-DigiTal – www.qsn-digital.com

Pour des informations complémentaires, lisez l’article d’Anna Benjamin pour Les Inrocks, qui m’a interviewé sur le sujet.

Lire l’article des Inrocks >

A voir aussi, l’article de Sud-Ouest qui cite mon intervention pour les Inrocks.

eReputation et gestion de crise

Les récents exemples d’Air France, Mattel et Kookai prouvent une fois de plus que si la veille de eReputation est un excellent moyen de détecter les risques de crise sur les réseaux sociaux, sa valeur ajoutée ne sera profitable qu’à la condition que l’entreprise professionnalise la gestion de sa présence sur les réseaux sociaux et sa réaction à toute situation non souhaitée.

Accédez à l’intégralité de ce billet publié sur eMarketing.fr => http://www.e-marketing.fr/Tribunes-Experts/eReputation-et-gestion-de-crise-Tribune175.htm

 

Auteur : Frederic Foschiani / QSN-Digital

QUICK, bientôt un cas d’école de eReputation négative et de mauvaise gestion du community management?

La situation rencontrée ce week end avec l’annonce du décès d’un adolescent et le rapport éventuel avec ce qu’il aurait consommé dans un Fast-Food Quick est un nouvel exemple de l’impact du web en temps réel sur l’image d’une marque.

Si l’équipe de communication sera certainement sur le pont lundi matin, il sera très intéressant d’observer la démarche qui sera adoptée ou nom par la marque sur le web et les réseaux sociaux. Car si les premiers impacts de cette affaire sur l’eReputation de Quick ne se sont pas faits attendre, on ne peut pas dire que l’entreprise fasse preuve ces derniers temps d’une gestion exemplaire de ses communautés web si l’on en juge par le contenu de sa page Facebook.

En effet, à la lecture de cette page Facebook, on peut se demander s’il y a un pilote dans l’avion.

Lorsque des critiques sont émises sur le Quick d’une ville et de son directeur, aucune réaction ni aucune question ne sont posées par Quick:

Plus grave encore et tout aussi représentatif de l’absence de gestion de Quick de sa page Facebook, ces nombreux et récurrents commentaires racistes qui apparaissent suite à la mise en vente de produits Halal.

 

Et pourtant, Quick avait pris soin de mentionner une charte assez longue d’ailleurs des règles de comportement sur sa page Facebook : « Quick se réserve le droit de modérer tout contenu publicitaire et qui ne respecterait pas les règles de bienséance… »

 

Quick laisse donc depuis des semaines se propager ces commentaires sans intervenir, provoquant des réponses tout aussi regrettables de la part d’internautes. Face à une situation de ce type assez classique en terme de community management, il eut pourtant été assez aisé d’y mettre un terme. L’absence d’intervention ne fait qu’envenimer la situation au point que depuis le 19 janvier, les seuls commentaires d’internautes sur la page Facebook de Quick ne se limitent qu’à ces échanges de propos racistes.

 

Si Quick n’arrive pas à gérer sa propre page Facebook, que va-t-il se passer après l’annonce dimanche du décès de cet adolescent? Comment la marque va-t-elle gérer la propagation de l’information sur internet et les réseaux sociaux? Il y a fort à parier que face à une situation de se type, la marque ne soit débordée ou ne pense tout simplement pas à l’impact de sa gestion sur internet, si l’on en juge par la façon dont elle gère sa page Facebook au quotidien.

 

La rapidité de la propagation de l’information sur internet, notamment par Twitter, et sa prise en compte immédiate par les moteurs de recherche nous rappelle à quel point le web en temps réel modifie les comportements et impacte beaucoup plus subitement et durablement l’image d’une marque ou d’un produit sur internet.

 

Le pic de Tweets relatifs à Quick dans la soirée de dimanche montre bien la rapidité de la réactions des internautes et Twitonautes pour s’emparer d’un sujet et le diffuser.

 

D’autre part, le contenu des Tweets vient confirmer que Quick se trouve au bord d’une situation de crise.

 

Cet exemple montre à quel point une veille et des alertes permettent d’identifier au plus vite une situation à risque.

L’impact de la communication conversationnelle que nous vivons est amplifié par le phénomène de l’immédiateté. Alors que l’annonce du décès et le rapport potentiel avec Quick était diffusé dans la soirée, différents types de recherche sur Google permettent de constater de façon simultanée l’impact de la prise en compte immédiate des contenus des réseaux sociaux et de micro-blogging dans le référencement.

 

Référencement en 1ère position de Google Web des News et Tweets pour une recherche « Quick »:

 

Référencement en 1ère position de Google Actualités pour une recherche « Quick »:

 

Prise en compte des Tweets sur Google Temps réel pour une recherche « Quick »:

 

Il y a donc fort à parier que le ‘cas Quick’ risque d’entrer au Panthéon des cas d’école de l’eReputation et de la mauvaise gestion des réseaux sociaux et d’une situation de crise.

Bien sûr, nous ne leur souhaitons pas. Mais les preuves de la gestion de leur page Facebook tendent malheureusement à aller dans ce sens.

A suivre donc…

Auteur: Frédéric Foschiani – QSN-DigiTal – www.blog-ereputation.comwww.qsn-digital.com

« Civis romanus sum ,  Ich bin ein Berliner , Je suis un Community Manager »

Il y a 2 000 ans, la phrase la plus glorieuse était civis romanus sum (Je suis citoyen romain), en 1963, d’après J.F Kennedy la phrase la plus glorieuse était« Ich bin ein Berliner », aujourd’hui en 2010 la phrase la plus glorieuse est certainement « Je suis un Community Manager »!

 

Avec ses 226 millions de résultats sur la recherche ‘Community Manager’ sur Google, et une augmentation de 500% des requêtes sur le web français depuis l’année dernière, le Community Manager est bien LE sujet d’actualité de l’année 2010.

 

Bien sûr, cet intérêt est associé au succès de l’e-Reputation sur la même période, ce qui est tout à fait logique car après tout, l’un ne va pas sans l’autre.

 


 

Cet intérêt fulgurant pour l’eReputation et le community management est certainement rassurant. Il est la preuve d’une prise de conscience de la part d’entreprises de plus en plus nombreuses à vouloir enfin replacer le client au centre de leurs préoccupations. Ce changement d’attitude a très certainement été dicté par le comportement des internautes, prospects et clients, qui se sont emparés de la possibilité qui leur a été faite avec le web de communiquer et de donner leur avis sur ces marques et leurs produits. C’est d’ailleurs ce qui explique que nous sommes tous des Community Managers, à plus où moins grande échelle bien sûr, et cet état de fait ne fera que s’amplifier avec les générations à venir.

 

Nous sommes tous très actifs au quotidien au sein de nos communautés sans forcément en prendre conscience. Et pourtant, rien d’étonnant à gérer tout au long d’une journée au-moins deux profils sociaux professionnels, généralement LinkedIn et Viadeo, échanger avec ses amis inconnus sur son profil Facebook, diffuser ses photos sur son album Picassa ou Flickr, commenter des vidéos récupérées sur YouTube ou DailyMotion, remercier les ‘Followers‘ de son compte Twitter pour leurs ‘RT’ (Retweet), signaler sur Foursquare ou/et Facebook Places qu’on déjeune au soleil sur la terrasse d’un café tendance, prendre le temps d’échanger une dizaine de SMS et d’appels téléphoniques, de ne plus compter les emails reçus-lus-envoyés-forwardés, répondre au billet d’un inconnu sur son blog, voire répondre à un inconnu suite à son commentaire sur notre blog, poser une question sur l’utilité de la communication papier dans un groupe LinkedIn, confirmer sa présence à la prochaine soirée des membres du Hub Viadéo des Formateurs Mentalistes, lire ses Google Alerts,etc…

 

Ce type de comportement n’a, a priori, rien d’anormal aujourd’hui. On pourrait même ajouter que sur l’échelle du Community Management, ce profil pourrait même être classé au niveau 2 sur une échelle de 10!

 

Les comportements ont bien changé et continuent d’évoluer. Ce Community Manager qui fait l’object de toutes les attentions et qui est encore si rare dans l’entreprise, faute d’avoir pris conscience de l’intérêt de le domestiquer, se trouve pourtant assez facilement autour de nous à ‘l’état sauvage’. Il est donc temps que les marques en prennent conscience et utilisent ces ressources pour ne pas se faire complètement dépasser.

 

« Civis romanus sum ,  Ich bin ein Berliner , Je suis un Community Manager »…

nous sommes tous des Community Managers!

 

Auteur: Frederic Foschiani / QSN-DigiTal / http://www.qsn-digital.com / http://blog-ereputation.com / http://www.facebook.com/qsndigital / http://twitter.com/qsndigital / http://twitter.com/ffoschiani

 



Analyse d’un cas de eRéputation: Jean-Louis Masson – Sénateur

Si l’eRéputation est la somme des informations diffusées au sujet d’ une personne ou d’une marque, il n’en reste pas moins que ces informations ou commentaires trouvent leur justification dans les comportements, publications ou déclarations de ladite personne ou marque.

L’exemple de Jean-Louis Masson, le Sénateur de Moselle, est à ce propos un parfait cas d’école.

Bien que sa réputation aurait par le passé déjà pû souffrir de certains de ses comportements (cf: bio de Jean-Louis Masson sur Wikipedia), la diffusion des informations n’était pas équivalente à l’époque à ce que nous connaissons aujourd’hui.

Et c’est parce-qu’il n’a pas pris conscience de la puissance des médias digitaux que Jean-Louis Masson voit depuis quelques heures sa eRéputation flamber d’une façon qu’il ne pouvait certainement pas imaginer suite à sa prestation au cours d’une interview qu’il donnait hier après-midi à RMC, dans le cadre de l’émission «Les Grandes Gueules».

Pour mémoire, Jean-Louis Masson a déposé en mai une proposition de loi visant à interdire l’anonymat aux blogueurs et les obliger à divulguer leurs nom, prénoms, numéro de téléphone, adresse e-mail et adresse de domicile! Or, sa prestation à RMC semble révéler une parfaite méconnaissance des médias digitaux pour lesquels il souhaite légiférer.

Depuis cette prestation et sa diffusion sur le blog des « Grandes Gueules » , l’eReputation de Jean-Louis Masson est à son apogée en seulement quelques heures sur internet.

L’interview et la vidéo se propagent via les blogs, les sites de News et la plupart des réseaux sociaux (facebook, twitter, daily motion,etc…). Tweeter a d’ailleurs été l’un des leviers principaux de propagation avec plus de 300 Tweets entre 15h et minuit.

Une recherche « Jean-Louis Masson » sur Google fait apparaître la vidéo de l’interview en 1ère place ainsi que de nombreux autres liens aux titres peu flatteurs, alors que cette vidéo était publiée sur le blog RMC à 18h10 seulement.


Sur les 18 liens de la 1ère page de Google, prêt de 39% concernent des articles publiés le jour même de son interview à RMC.

L’origine de ces liens provient essentiellement de blogs:

  • Blogs: 56%
  • Réseaux sociaux : 11%
  • Sites d’actualités : 11%
  • Site du Sénat : 11%
  • Wikipédia : 11%

Quant à la tonalité de ces articles, aucun d’entre eux n’est positif. Si les contenus provenant du Sénat et de Wikipédia sont neutres, le contenu de la totalité des autres liens, soit 78% des liens de la 1ère page de Google, est négatif.

Alors qu’il annonce ne connaître internet que par l’utilisation d’emails faite par sa secrétaire, le Sénateur Masson devrait apprendre l’art de « surfer » en ce moment pour constater à quel point sa notoriété est grande sur des médias qu’il ne pratique pas.

  • Facebook: le groupe « Jean-Louis Masson » vous n’aurez pas notre identité


  • DailyMotion: 1ère position de la vidéo de son intervention sur RMC, vue plus de 34000 fois en moins de 4 heures.


  • TWITTER: ashtag « #MASSON » . Pour les non-pratiquants, le « ashtag » placé dans un Tweet permet de d’améliorer le référencement en cas de recherche de Tweets à partir d’un mot clé.

Pour le plaisir et comprendre les raisons de ces réactions, voici la vidéo de l’interview:

“Je ne sais pas ce que c’est Twitter et l’iPad” J.L Masson
envoyé par lesgrandesgueules. – L’info video en direct.

Auteur: QSN-DigiTal / Frederic Foschiani / http://www.qsn-digital.com / http://blog-ereputation.com

Les réseaux sociaux et les entreprises

Il y a 3 ans, il fallait être sur Second Life. Aujourd’hui, il faut être sur Facebook et Twitter – à cette différence près que la tendance semble être plus durable. En Europe, ce sont 71% des entreprises du classement Fortune 500 qui utilisent Twitter d’une manière ou d’une autre, et 52% qui disposent de comptes Facebook. En moyenne, une entreprise poste 27 fois par semaine sur Twitter, et affiche 3,6 contributions hebdomadaires sur Facebook. (Source : LMI)

Bien sûr, ces chiffres concernent les grands groupes internationaux. Le taux d’utilisation des réseaux sociaux par les PME et les grandes entreprises en général n’est pas comparable. Pourquoi ? Vraisemblablement par manque de compétences sur le sujet et de connaissance de l’évolution des tendances des consommateurs. La recherche de l’innovation marketing n’étant pas forcément une priorité dans des groupes ayant une approche historique du marketing beaucoup plus traditionnelle et n’ayant pas forcément les ressources nécessaires.
Toutefois, il est grand temps pour l’ensemble de nos entreprises, petites, moyennes et grandes, d’intégrer ces médias dans leur stratégie marketing globale d’acquisition et de fidélisation. Notre époque implique la nécessité d’aller chercher les clients ou ils se trouvent, d’aller à leur rencontre et de plus en plus sur les réseaux sociaux. Les grandes marques qui étaient encore réticentes à afficher leur présence sur les réseaux ont dûes s’y résoudre sous la pression des internautes. Ceux-ci n’attendent pas pour créer des groupes de fans d’une marque ou des groupes de collaborateurs ou d’ex-collaborateurs d’une entreprise. Plutôt que de voir leur marque vivre une vie parallèle, en dehors l’entreprise au risque de voir leur e-reputation prendre une tournure non souhaitée, certains grands groupes se sont résignés à gérer leur présence sur les groupes sociaux et entamer ainsi le dialogue avec leurs clients. Pour d’autres, la décision ne fut pas contrainte mais était vraiment la conséquence d’une véritable réflexion stratégique.

Les grands groupes ont désormais compris pour la plupart l’intérêt d’être présents sur les réseaux sociaux. Mais ils ne doivent pas en avoir l’exclusivité. Leur démarche doit servir d’exemple mais en aucun cas faire croire qu’il s’agit là d’un phénomène dédié à une élite. Ces grands groupes en recherche constante de rentabilité ont bien compris le double intérêt d’utilisation de ces réseaux : impact sur la réputation et des coûts extrêmement accessibles.

Ces raisons suffisent à motiver les autres entreprises d’adopter la même approche.

Si, pour des raisons de budget, très peu d’entreprises peuvent s’offrir une campagne de pub TV ou radio, TOUTES pourraient être présentes sur les réseaux sociaux.

La seule réelle contrainte pour une présence sur ces réseaux reste la valeur ajoutée que proposera la société et le temps qu’elle peut y consacrer.

Etre présent sur les réseaux sociaux ne doit pas être une fin en soi, mais une décision mûrement réfléchie dans une démarche stratégique globale.

Quels sont les objectifs ? Que veut-on en faire sur les réseaux sociaux? Quelle est la stratégie recherchée : image, notoriété, vente, fidélisation, service ? Quelle est la cible ?

Cette étape permettra de définir l’approche digitale retenue, les réseaux sur lesquels l’entreprise doit être présente et avec quelle proposition de valeur ?

Pour atteindre les objectifs identifiés, il faut ensuite respecter les fondamentaux : comment rendre sa marque visible avec un contenu de qualité et à valeur ajoutée !

C’est la partie la plus chronophage qui peut bien souvent être un frein à la mise en place d’une présence sociale. Quelles compétences, quelles ressources et quelle volonté d’engagement l’entreprise est-elle prête à investir ? Si le budget d’une campagne sur un réseau social est sans commune mesure avec un budget de campagne sur un média off-line, la mise en place de ressources dédiées est un coût indirect mais néanmoins impactant dans certains cas. La solution est alors d’avoir recours à une agence spécialisée pouvant à la fois mettre en place et gérer les campagnes avec un Community Manager dédié et expérimenté.

Les entreprises ne doivent plus se poser la question d’être ou ne pas être présent sur les réseaux sociaux mais réellement comment y assurer une présence efficace.

Auteur: QSN-DigiTal / Frederic Foschiani / http://www.qsn-digital.com / http://blog-ereputation.com 
 

 

Baromètre mensuel des réseaux sociaux

La dernière étude Médiamétrie montre une progression de 7% du nombre d’internautes en janvier 2010 par rapport à Janvier 2009. En janvier 2010, plus de 35 millions de personnes âgées de 11 ans et plus se sont connectées à internet (35,2 millions), soit 65,8% de la population.

Si la majorité des 30 sites les plus visités en Janvier 2010 concerne des sites e-commerce (23%), les réseaux sociaux et plateformes de Blog ne sont pas en reste avec plus de 16% de part de marché :Facebook (3ème), YouTube(9ème), DailyMotion (24ème) ainsi que les plateformes de Blog : Overblog(18ème), Blogger (30ème).

On note que Twitter et MySpace n’apparaissent pas dans ce classement. Toutefois, l’augmentation croissante de la pénétration de Twitter laisse présager de sa prochaine apparition dans ce Top 30. D’autant plus que Yahoo, qui se classe 8ème, fait le pari de cette croissance en mettant en place un partenariat avec la plateforme de micro-blogging, permettant ainsi aux Yahoonautes de consulter leurs flux Twitter à partir des services Yahoo.

Auteur: QSN-DigiTal / Frederic Foschiani / http://www.qsn-digital.com / http://blog-ereputation.com

L’année 2009 a été celle de l’explosion de Twitter

 

L’article qui suit a été publié dans le Figaro, par Marie-Catherine Beuth, le 18 janvier 2010.

 

Twitter poursuit sa conquête du Web mondial

En France, la notoriété du site de microblogging progresse, mais les utilisateurs sont encore rares.

Près de 63 % des Français ont déjà entendu parler de Twitter, révèle la dernière édition de l’Observatoire des médias sociaux de l’institut Ifop. La notoriété du site de microblogging, sur lequel les internautes partagent de très courts messages informatifs ou ludiques auprès d’une communauté de lecteurs abonnés, a explosé en quelques mois : fin 2008, seuls 4 % des sondés connaissaient Twitter. “L’année 2009 a été celle de l’explosion de Twitter”, note l’Ifop.

Mais, malgré cette très grande notoriété dans l’Hexagone, le site rassemble encore un nombre modeste d’utilisateurs français. Selon une étude du cabinet de conseil américain Sysomos, moins de 1 % des utilisateurs de Twitter sont français. La France arrive ainsi au treizième rang mondial des pays utilisateurs de Twitter, notamment derrière les Philippines (1,08 %), le Mexique (1,11 %), le Japon (1,22 %), les Pays-Bas (1,32 %) ou encore l’Allemagne (2,49 %).

Percée fulgurante du Brésil et de l’Indonésie

Le nombre total des membres actifs sur Twitter est estimé entre 50 et 60 millions dans le monde. Les internautes américains forment toujours le gros des troupes sur Twitter, représentant près de 51 % du total. Mais leur part est en train de se diluer à la faveur de la montée en puissance des autres pays.

Sysomos note ainsi la progression fulgurante des internautes brésiliens, passés de 2 % des utilisateurs en juin 2009 à 8,8 % en décembre. Le pays, friand de médias sociaux en général, devance désormais le Royaume-Uni, où résident 7,20 % des utilisateurs de Twitter. Lot de consolation pour les Britanniques : Londres est la première ville sur Twitter avec 2 % des utilisateurs, devant Los Angeles et Sao Paolo.

Autre pays en pleine ascension, l’Indonésie s’est hissée à la sixième place en six mois avec plus de 2,4 % des membres. En juin, l’archipel ne figurait même pas au classement. Cette percée coïncide avec la signature d’un accord entre Twitter et l’opérateur mobile Axis Indonesia en novembre, puis avec l’opérateur 3 Indonesia en décembre, grâce auxquels les utilisateurs peuvent publier des mises à jour par SMS et MMS sur le site.

En Inde, encore modeste foyer d’utilisateurs (1,27 % des membres), Twitter a également opté pour une alliance des opérateurs, s’alliant en octobre avec Bharti Airtel. Le service de microblogging est ainsi accessible “depuis le plus simple des terminaux”.

Des partenariats qui pourraient se poursuivre alors que Twitter a déclaré le 7 janvier à la SEC avoir levé encore 5,17 millions de dollars auprès d’investisseurs non identifiés.

Publié par QSN-DigiTal / Frederic Foschiani /

http://www.qsn-digital.com / http://blog-ereputation.com

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