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Analyse d’un cas de eRéputation: Jean-Louis Masson – Sénateur

Si l’eRéputation est la somme des informations diffusées au sujet d’ une personne ou d’une marque, il n’en reste pas moins que ces informations ou commentaires trouvent leur justification dans les comportements, publications ou déclarations de ladite personne ou marque.

L’exemple de Jean-Louis Masson, le Sénateur de Moselle, est à ce propos un parfait cas d’école.

Bien que sa réputation aurait par le passé déjà pû souffrir de certains de ses comportements (cf: bio de Jean-Louis Masson sur Wikipedia), la diffusion des informations n’était pas équivalente à l’époque à ce que nous connaissons aujourd’hui.

Et c’est parce-qu’il n’a pas pris conscience de la puissance des médias digitaux que Jean-Louis Masson voit depuis quelques heures sa eRéputation flamber d’une façon qu’il ne pouvait certainement pas imaginer suite à sa prestation au cours d’une interview qu’il donnait hier après-midi à RMC, dans le cadre de l’émission «Les Grandes Gueules».

Pour mémoire, Jean-Louis Masson a déposé en mai une proposition de loi visant à interdire l’anonymat aux blogueurs et les obliger à divulguer leurs nom, prénoms, numéro de téléphone, adresse e-mail et adresse de domicile! Or, sa prestation à RMC semble révéler une parfaite méconnaissance des médias digitaux pour lesquels il souhaite légiférer.

Depuis cette prestation et sa diffusion sur le blog des « Grandes Gueules » , l’eReputation de Jean-Louis Masson est à son apogée en seulement quelques heures sur internet.

L’interview et la vidéo se propagent via les blogs, les sites de News et la plupart des réseaux sociaux (facebook, twitter, daily motion,etc…). Tweeter a d’ailleurs été l’un des leviers principaux de propagation avec plus de 300 Tweets entre 15h et minuit.

Une recherche « Jean-Louis Masson » sur Google fait apparaître la vidéo de l’interview en 1ère place ainsi que de nombreux autres liens aux titres peu flatteurs, alors que cette vidéo était publiée sur le blog RMC à 18h10 seulement.


Sur les 18 liens de la 1ère page de Google, prêt de 39% concernent des articles publiés le jour même de son interview à RMC.

L’origine de ces liens provient essentiellement de blogs:

  • Blogs: 56%
  • Réseaux sociaux : 11%
  • Sites d’actualités : 11%
  • Site du Sénat : 11%
  • Wikipédia : 11%

Quant à la tonalité de ces articles, aucun d’entre eux n’est positif. Si les contenus provenant du Sénat et de Wikipédia sont neutres, le contenu de la totalité des autres liens, soit 78% des liens de la 1ère page de Google, est négatif.

Alors qu’il annonce ne connaître internet que par l’utilisation d’emails faite par sa secrétaire, le Sénateur Masson devrait apprendre l’art de « surfer » en ce moment pour constater à quel point sa notoriété est grande sur des médias qu’il ne pratique pas.

  • Facebook: le groupe « Jean-Louis Masson » vous n’aurez pas notre identité


  • DailyMotion: 1ère position de la vidéo de son intervention sur RMC, vue plus de 34000 fois en moins de 4 heures.


  • TWITTER: ashtag « #MASSON » . Pour les non-pratiquants, le « ashtag » placé dans un Tweet permet de d’améliorer le référencement en cas de recherche de Tweets à partir d’un mot clé.

Pour le plaisir et comprendre les raisons de ces réactions, voici la vidéo de l’interview:

“Je ne sais pas ce que c’est Twitter et l’iPad” J.L Masson
envoyé par lesgrandesgueules. – L’info video en direct.

Auteur: QSN-DigiTal / Frederic Foschiani / http://www.qsn-digital.com / http://blog-ereputation.com

Quelle eReputation avez-vous?

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Le 21ème siècle sera-t-il le siècle des réseaux sociaux?

 Le 20ème siècle a connu de nombreuses révolutions technologiques ayant un impact social certain, et pour n’en citer qu’une: internet. Si certains y voient la pire création de l’homme, je pense exactement le contraire. Bien sûr, certaines utilisations d’internet sont contestables. Mais ne remettons pas en cause l’outil plutôt que son utilisation. Voyons plutôt cet outil comme un révélateur de nos usages et un formidable outil d’analyse de l’évolution de nos comportements, même si il y contribue également.

La 1ère décennie du 21ème siècle est extrêmement révélatrice de l’accélération des changements de nos comportements y compris de l’usage qui est fait d’internet. Encore une fois, les services mis à disposition peuvent susciter la demande. Malgré tout, passé la phase de découverte, un service sans réelle valeur ajoutée perdra rapidement de son intérêt et disparaitra.

L’exemple des réseaux sociaux est particulièrement remarquable. Les premiers réseaux ont trouvé très vite un écho favorable auprès des tranches d’âges plutôt jeunes sous l’angle principalement des jeux. Puis de nouveaux réseaux sont arrivés, destinés à d’autres populations ou pour d’autres centres d’intérêts. Aujourd’hui, les réseaux sociaux trouvent leurs clientèles parmi toutes les tranches d’âges de la population. Les jeunes, « early adopters » par nature, ont entrainé leurs ainés dans leur sillage. A tel point que sur les 3 dernières années, ce sont les personnes agées de plus de 25 ans qui connaissent la progression la plus importante en terme d’adhésion à des réseaux sociaux.

A n’en pas douter, ce phénomène ira croissant avec l’évolution des mentalités, l’arrivée de nouveaux services et les attentes toujours plus exigeantes des consommateurs que nous sommes. Bien sûr, l’écart n’est pas encore comblé entre toutes les tranches d’âges. Mais alors qu’il y a encore 3 ans, on peut considérer que la « fracture » générationnelle se faisait autour de 25 ans, aujourd’hui, elle est plus proche de 50 ans. Reculer ce fossé générationnel à ce point en seulement 3 ans est incroyable et pourtant la tendance est là pour durer.

Cette étude faite sur le média que souhaiterait privilégier chaque tranche d’âge si elle devait faire un choix entre internet et la télévision est éloquent. Internet est plébiscité avant 45ans et la TV reste le média classique au-delà. Prenons le pari, que dans moins de 3 ans, internet sera plébiscité bien au-delà de 45 ans. Mais nous constaterons certainement alors des différences de comportements en fonction des moyens d’utilisation d’internet et de ses usages: internet via le téléphone, les consoles de jeux, la télévision,…

Alors qu’il y a seulement moins de 15 ans, toutes les sociétés n’étaient pas encore équipées d’emails, cela fait maintenant plusieurs années que nous sommes tous débordés d’emails et que l’on entend régulièrement la fameuse sentence: « mais comment faisait-on avant? ». Ce fameux bon vieux temps ou l’email n’existait pas.

Peut être que dans un futur proche nous le saurons de nouveau puisque la dernière édition du « Internet Status Report » de Morgan Stanley montre qu’au niveau mondial, le nombre d’utilisateurs des réseaux sociaux a dépassé celui des utilisateurs de courrier électronique avec 800 millions d’utilisateurs, Facebook en ayant la moitié à lui seul. Oui, Facebook compte plus d’inscrits qu’un pays comme les Etats-Unis compte de citoyens!

Auteur: QSN-DigiTal / Frederic Foschiani / http://www.qsn-digital.com / http://blog-ereputation.com

Baromètre mensuel Internet et réseaux sociaux : Février 2010

Selon la dernière étude Médiamétrie, plus de 35 millions de personnes âgées de 11 ans et plus se sont connectées à Internet au cours du dernier mois (35,3 millions) soit 66,2% de la population. Le nombre d’internautes progresse de 8% par rapport à février 2009.
Plus de 29 millions d’internautes (29 202 000) ont effectué des recherches sur des moteurs. En moyenne, ils ont réalisé 76 requêtes chacun. Parmi les recherches ayant abouti à la consultation d’au-moins une page d’un site Internet, 95% proviennent du référencement naturel.

Sans surprise, les plus fortes progressions de mots-clés sont liées à l’actualité. Toutefois, il ne s’agit que d’une actualité People: « la ferme célébrité en afrique » a été recherché par 6 fois plus d’internautes qu’en janvier et « mickael vendetta » arrive au 2ème rang des plus fortes progressions (+230%). « stardoll », site communautaire sur lequel les internautes peuvent
habiller des poupées célébrités, enregistre la 3ème plus forte progression avec +161% d’internautes ayant recherché ce mot-clé par rapport à janvier

Les réseaux sociaux et plateformes de blogs représentent plus de 16,5% des 30 sites les plus visités en France. Le positionnement de la plupart de ces sites est en hausse par rapport au mois dernier:

  • Facebook se hisse d’une place et passe à la 2ème place, entre Google et MSN,
  • YouTube passe de la çème à la 7ème place,
  • Overblog, 19ème, recule d’une place,
  • DailyMotion passe de la 24ème place à la 23ème,
  • Blogger passe de la 30ème place à la 27ème

Ce trafic croissant des réseaux sociaux permet de faire de ces supports de véritables supports publicitaires qui intéressent de plus en plus les marques. Ainsi, parmi les 50 sites supports de publicité, le trafic de visiteurs uniques place Facebook en 2ème place, YouTube en 6ème place et DailyMotion en 19ème place.

Auteur: QSN-DigiTal / Frederic Foschiani / http://www.qsn-digital.com / http://blog-ereputation.com

Les internautes doivent veiller aux règles de prudence sur les réseaux sociaux

Si la progression des usages des réseaux sociaux est globalement positive pour les professionnels comme pour les particuliers, il faut rappeler une fois de plus que se créer une identité numérique n’est pas neutre.

La facilité donnée à chacun de s’ouvrir au monde laisse oublier les règles de sécurité de base qu’il convient d’adopter lors des échanges avec des personnes que nous ne connaissons que par l’intermédiaire de leur profil numérique.

Il est curieux de constater à quel point certains peuvent se livrer facilement et rapidement aux autres par l’intermédiaire d’un écran et d’un clavier, oubliant toute règle de prudence élémentaire.

Chaque parent ne répète-t-il pas à ses enfants de ne pas parler à un inconnu et à fortiori de le suivre?

 Cette différence de comportement avec le monde réel est facilement vérifiable au quotidien. Dans la rue, dans les transports en communs, dans les magasins,…les gens se parlent-ils sans se connaître? Révèlent-ils leur identité, leur adresse, leurs hobbies, et certains de leurs secrets les plus intimes après 30 secondes de conversation? Proposent-ils à un inconnu de consulter leur répertoire téléphonique ou leur album photos? Est ce que chacun laisse sa porte et ses fenêtres ouvertes même en son absence?

 Les exemples sont nombreux de comportements radicalement différents entre les relations réelles et les relations dématérialisées. Combien de faits divers faudra-t-il pour que les règles de prudence habituelles soient enfin appliquées sur les réseaux sociaux ou autres forums?

L’intervention récente des pouvoirs publics britanniques nous montre que face à l’imprudence constante des comportements des internautes et notamment des adolescents, c’est l’état qui va essayer de forcer le respect de certaines règles.

L’AFP révèle en effet que les autorités britanniques ont demandé à Facebook de doter ses pages Web d’un “bouton d’alerte”, après la mort d’une adolescente tuée par un homme rencontré sur ce réseau social.

Ce bouton permettrait aux enfants d’obtenir en un clic l’aide immédiate de la police s’ils pensent être en danger. Les autorités britanniques de protection de l’enfance font pression sur Facebook et d’autres réseaux sociaux pour qu’ils le mettent en place. Les appels en faveur de ce dispositif se sont intensifiés après l’enlèvement, le viol et le meurtre d’Ashleigh Hall, 17 ans. Son meurtrier avait utilisé une fausse identité sur Facebook pour entrer en relation avec elle.

 Harriet Harman, la présidente de la chambre des Communes, a déclaré jeudi que des membres du gouvernement faisaient pression sur Facebook pour qu’il adopte ce dispositif.

Cette volonté du gouvernement est louable en voulant donner accès à chacun à un service d’alerte. Faut-il encore que l’internaute ressente un danger pour actionner cette alerte! Or, les comportements et ce dernier exemple dramatique nous montrent que le problème réside justement dans l’absence de perception de la dangerosité.

Une fois de plus, l’état ne pourra pas résoudre des situations, malgré la meilleure volonté, dès lors que les causes du problème reviennent davantage au devoir d’éducation des parents.

Le web communautaire est réellement l’une des plus belles évolutions depuis l’apparition d’internet, faisons en sorte de ne pas gâcher ce média.

Auteur: QSN-DigiTal / Frederic Foschiani / http://www.qsn-digital.com / http://blog-ereputation.com

Les réseaux sociaux et les entreprises

Il y a 3 ans, il fallait être sur Second Life. Aujourd’hui, il faut être sur Facebook et Twitter – à cette différence près que la tendance semble être plus durable. En Europe, ce sont 71% des entreprises du classement Fortune 500 qui utilisent Twitter d’une manière ou d’une autre, et 52% qui disposent de comptes Facebook. En moyenne, une entreprise poste 27 fois par semaine sur Twitter, et affiche 3,6 contributions hebdomadaires sur Facebook. (Source : LMI)

Bien sûr, ces chiffres concernent les grands groupes internationaux. Le taux d’utilisation des réseaux sociaux par les PME et les grandes entreprises en général n’est pas comparable. Pourquoi ? Vraisemblablement par manque de compétences sur le sujet et de connaissance de l’évolution des tendances des consommateurs. La recherche de l’innovation marketing n’étant pas forcément une priorité dans des groupes ayant une approche historique du marketing beaucoup plus traditionnelle et n’ayant pas forcément les ressources nécessaires.
Toutefois, il est grand temps pour l’ensemble de nos entreprises, petites, moyennes et grandes, d’intégrer ces médias dans leur stratégie marketing globale d’acquisition et de fidélisation. Notre époque implique la nécessité d’aller chercher les clients ou ils se trouvent, d’aller à leur rencontre et de plus en plus sur les réseaux sociaux. Les grandes marques qui étaient encore réticentes à afficher leur présence sur les réseaux ont dûes s’y résoudre sous la pression des internautes. Ceux-ci n’attendent pas pour créer des groupes de fans d’une marque ou des groupes de collaborateurs ou d’ex-collaborateurs d’une entreprise. Plutôt que de voir leur marque vivre une vie parallèle, en dehors l’entreprise au risque de voir leur e-reputation prendre une tournure non souhaitée, certains grands groupes se sont résignés à gérer leur présence sur les groupes sociaux et entamer ainsi le dialogue avec leurs clients. Pour d’autres, la décision ne fut pas contrainte mais était vraiment la conséquence d’une véritable réflexion stratégique.

Les grands groupes ont désormais compris pour la plupart l’intérêt d’être présents sur les réseaux sociaux. Mais ils ne doivent pas en avoir l’exclusivité. Leur démarche doit servir d’exemple mais en aucun cas faire croire qu’il s’agit là d’un phénomène dédié à une élite. Ces grands groupes en recherche constante de rentabilité ont bien compris le double intérêt d’utilisation de ces réseaux : impact sur la réputation et des coûts extrêmement accessibles.

Ces raisons suffisent à motiver les autres entreprises d’adopter la même approche.

Si, pour des raisons de budget, très peu d’entreprises peuvent s’offrir une campagne de pub TV ou radio, TOUTES pourraient être présentes sur les réseaux sociaux.

La seule réelle contrainte pour une présence sur ces réseaux reste la valeur ajoutée que proposera la société et le temps qu’elle peut y consacrer.

Etre présent sur les réseaux sociaux ne doit pas être une fin en soi, mais une décision mûrement réfléchie dans une démarche stratégique globale.

Quels sont les objectifs ? Que veut-on en faire sur les réseaux sociaux? Quelle est la stratégie recherchée : image, notoriété, vente, fidélisation, service ? Quelle est la cible ?

Cette étape permettra de définir l’approche digitale retenue, les réseaux sur lesquels l’entreprise doit être présente et avec quelle proposition de valeur ?

Pour atteindre les objectifs identifiés, il faut ensuite respecter les fondamentaux : comment rendre sa marque visible avec un contenu de qualité et à valeur ajoutée !

C’est la partie la plus chronophage qui peut bien souvent être un frein à la mise en place d’une présence sociale. Quelles compétences, quelles ressources et quelle volonté d’engagement l’entreprise est-elle prête à investir ? Si le budget d’une campagne sur un réseau social est sans commune mesure avec un budget de campagne sur un média off-line, la mise en place de ressources dédiées est un coût indirect mais néanmoins impactant dans certains cas. La solution est alors d’avoir recours à une agence spécialisée pouvant à la fois mettre en place et gérer les campagnes avec un Community Manager dédié et expérimenté.

Les entreprises ne doivent plus se poser la question d’être ou ne pas être présent sur les réseaux sociaux mais réellement comment y assurer une présence efficace.

Auteur: QSN-DigiTal / Frederic Foschiani / http://www.qsn-digital.com / http://blog-ereputation.com 
 

 

Baromètre mensuel des réseaux sociaux

La dernière étude Médiamétrie montre une progression de 7% du nombre d’internautes en janvier 2010 par rapport à Janvier 2009. En janvier 2010, plus de 35 millions de personnes âgées de 11 ans et plus se sont connectées à internet (35,2 millions), soit 65,8% de la population.

Si la majorité des 30 sites les plus visités en Janvier 2010 concerne des sites e-commerce (23%), les réseaux sociaux et plateformes de Blog ne sont pas en reste avec plus de 16% de part de marché :Facebook (3ème), YouTube(9ème), DailyMotion (24ème) ainsi que les plateformes de Blog : Overblog(18ème), Blogger (30ème).

On note que Twitter et MySpace n’apparaissent pas dans ce classement. Toutefois, l’augmentation croissante de la pénétration de Twitter laisse présager de sa prochaine apparition dans ce Top 30. D’autant plus que Yahoo, qui se classe 8ème, fait le pari de cette croissance en mettant en place un partenariat avec la plateforme de micro-blogging, permettant ainsi aux Yahoonautes de consulter leurs flux Twitter à partir des services Yahoo.

Auteur: QSN-DigiTal / Frederic Foschiani / http://www.qsn-digital.com / http://blog-ereputation.com

Les réseaux sociaux peuvent-ils être un levier d’éducation ?

A l’occasion d’un précédent billet (L’urgence de s’adapter aux évolutions de la société) , j’ai abordé l’importance de sensibiliser les utilisateurs des réseaux sociaux au contrôle des informations qu’ils diffusent et la nécessité grandissante d’introduire à l’école l’apprentissage des règles d’utilisation et de précaution vis à vis de ces médias.

Au-delà de l’apprentissage des règles d’utilisation des réseaux sociaux, l’école devrait devenir un vecteur permettant de canaliser et valoriser l’expression des étudiants sur ces canaux.

De plus en plus de vidéos tournées dans des enceintes scolaires avec des téléphones sont ensuite diffusées sur des sites tels Youtube, MySpace,… ou sur des blogs personnels. Des commentaires agressifs ou avilissants entre élèves font également le buzz sur Facebook.

Aujourd’hui, l’école ne veut pas être associée aux dangers des réseaux sociaux et c’est tout à fait normal. Harcèlements, brimades, violences, exhibition sont généralement ce que l’on retient de l’expression des jeunes sur ces réseaux ou plutôt c’est ce qui est mis en évidence. A ce jour, la seule réponse de notre système scolaire, voire de notre système social en général, face à de tels agissements reste basée sur la répression ou le silence. Pourtant, si les vidéos diffusées par ces ados sont parfois choquantes, certaines peuvent aussi se révéler de véritables courts métrages avec un sens de la réalisation et du montage.

Et si les réseaux sociaux devenaient un moyen de rediriger l’énergie dépensée pour la recentrer vers les études ? Les nouvelles technologies et les réseaux sociaux sont accessibles à tous et utilisés notamment par les adolescents quelle que soit leur origine sociale. Comment et pourquoi les enseignants auraient ils intérêt à introduire les réseaux sociaux dans l’enceinte scolaire ?

Les jeunes pourraient présenter leurs réalisations, leurs groupes d’échanges, la façon dont ils créent leurs connexions. Sous le contrôle de l’enseignant, cela permettrait d’engager un nouveau dialogue entre les élèves et avec les enseignants, de valoriser les réalisations des uns, d’enseigner à d’autres, finalement d’échanger concrètement. Sous l’angle de travaux pratiques, des groupes d’élèves pourraient travailler ensemble sur des projets en utilisant les réseaux sociaux pour leur diffusion. A un niveau d’études supérieures, ils devraient pouvoir être intégrés dans des cas pratiques : mathématiques, statistiques, publicité, marketing, sociologie, presse, histoire…philosophie ?

Depuis l’éclosion de ces réseaux et leur utilisation comme médias, le monde professionnel a créé une nouvelle profession, le Community Manager, qui répond à un véritable besoin d’animation professionnelle de ces réseaux. L’école devrait intégrer les évolutions de son époque pour ne pas être déconnectée de la réalité.

Si l’expertise des enseignants sur le sujet ne le permet pas, les groupes d’élèves utilisant ces réseaux à l’occasion de leur travaux devraient pouvoir s’adresser physiquement ou à distance à des experts du Community Management et acquérir ainsi davantage de compétences.

Capitaliser sur l’expertise des élèves aux technologies de leur époque tout en enseignant les règles de bonne conduite et de sécurité à ces outils, permettrait à l’école de s’intégrer davantage au monde qui l’entoure et ainsi d’aider à l’intégration de ceux qui rejettent le système éducatif qui leur est proposé.

Auteur : QSN-DigiTal / Frederic Foschiani / http://www.qsn-digital.com / http://blog-ereputation.com

E-Reputation des entreprises: prévenir plutôt que guérir.

Dans plusieurs billets de ce blog, j’ai fait part de la montée en puissance des réseaux sociaux et de leur impact possible sur l’image et la notoriété d’une entreprise, quelle que soit sa taille. Certain lecteurs de ces billets, convaincus également de l’importance croissante de la réputation numérique, ont même mentionné que nos entreprises se soucieront de cette question uniquement lorsqu’elles devront faire face à une situation de crise.

Encore une fois, il s’agit pour nos entreprises d’avoir un comportement réactif et non pas préventif. Quand la crise est là, le mal est déjà fait et la correction de l’image diffusée sera d’autant plus difficile.

Dans un article récent, le journal “Le Monde” fait état de cette situation à l’occasion de la crise rencontrée par Eurostar entre le 18 et le 22 décembre dernier. Dans son article, Le Monde cite d’autres exemples et notamment des cas concrêts qui amènent certains grands groupes à mettre en place les moyens nécessaires à la bonne gestion de leur réputation numérique.

Voici l’intégralité de l’article en question:

Les entreprises soignent leur e-réputation:

article du journal Le Monde (24 décembre 2009).

Le coup est rude pour Eurostar. Du 18 au 21 décembre, des passagers hagards, furieux, ont déversé leur colère en direct sur les télévisions et dans les journaux du monde entier après les pannes de trains qui les ont parfois bloqués de longues heures dans le tunnel sous la Manche ou en pleine campagne, anglaise ou française. Mais ces passagers ont aussi étalé leur acrimonie sur Internet, en des termes encore plus sévères. Et face à cet aspect de la crise, Eurostar, comme nombre d’entreprises, s’est sentie fort démunie.

“On est préparés à parer à tout accident avec les médias traditionnels, dit un directeur de la communication, qui souhaite rester anonyme. Mais, aujourd’hui, en cas de sinistre industriel, on réalise qu’avec Facebook ou Twitter, on ne saura pas faire. On risque d’être débordés.”

Depuis le 19 décembre, des milliers de messages ont été postés sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter pour critiquer l’entreprise Eurostar. Parfois en direct depuis un train en rade. Ou depuis les quais des gares, où amis et familles attendant un proche se sont relayés sur la Toile. Sur la page Facebook d’Eurostar, on pouvait ainsi lire, au milieu de quelques demandes d’informations sur l’état du trafic : “Pouvez-vous me faire parvenir le nom et l’adresse de votre cabinet d’avocats ?” ; “Je ferai de mon mieux pour qu’Eurostar souffre tellement de cette situation qu’elle soit conduite à la faillite.”

La déferlante de critiques a pris Eurostar de court. C’est ce qu’a reconnu l’agence de communication We Are Social, appelée en catastrophe samedi 19 décembre pour prêter main-forte à son client. Jusqu’alors, elle n’avait mené que des opérations de marketing sur les réseaux sociaux. Depuis samedi, des salariés de l’agence travaillent avec les équipes de communication d’Eurostar à la gare de Saint-Pancras, à Londres, pour tenter de répondre aux interrogations et critiques des internautes clients.

Avant Eurostar, d’autres entreprises ont dû réagir promptement pour tenter de sauver leur e-reputation. Tout récemment, les sponsors de Tiger Woods – Accenture, Gillette, AT & T ou Pepsi – ont pris leurs distances avec le golfeur après avoir lu sur la Toile les commentaires hostiles et les attaques dont ils faisaient l’objet par ricochet. Auparavant, la Société générale a créé un poste de “responsable de protection de la marque” au sein de son service communication après avoir subi deux “attaques” sur le Net : pendant l’affaire Jérôme Kerviel – le trader accusé d’avoir causé une perte de 5 milliards d’euros ; puis quand des vidéos amateurs ridiculisant la banque sur la musique du feuilleton Dallas ont circulé des milliers de fois sur YouTube. Et toutes les entreprises, de la multinationale à la PME, redoutent de subir un jour une “blague” comme celle qui a atteint la chaîne Domino’s Pizza aux Etats-Unis : en avril deux salariés ont posté sur YouTube des images d’eux-mêmes en train d’éternuer violemment sur une pizza ou de fourrer un doigt dans une autre avant de l’emballer et de la donner à un client.

Voilà peu, le potentiel “négatif” de ces nouveaux médias – 50 millions d’adeptes de Twitter, 350 millions pour Facebook et 1 milliard de vidéos visionnées chaque jour sur YouTube – était encore largement sous-estimé par les services de communication des entreprises. “Il y a quelques mois, on n’en parlait même pas, assure Gilles Galinier, directeur de la communication d’Arkema, premier groupe chimique français. C’est lorsque nous avons été alertés par nos agences de communication que nous avons décidé de mettre en place une veille sur Internet.”

Plus les produits d’une entreprise sont proches du grand public, plus sa réflexion sur le bon usage des réseaux sociaux est aiguisée. A chaque incident sur son réseau, la SNCF sait bien qu’elle risque d’être emportée par la houle Internet. Contrairement à sa filiale Eurostar, elle s’est organisée. Elle a donc monté sa propre plate-forme Internet “Opinions et débat” : “Pour que la discussion ne se fasse plus en dehors de chez nous“, dit Patrick Ropert, directeur de la communication digitale et interne de la SNCF. 16 000 personnes sont inscrites et 2 500 à 4 000 interventions sont répertoriées chaque jour.

La SNCF organise une veille permanente sur Internet. “Je me suis attaché à percevoir comment un bruit média évolue et à déceler un signal faible”, explique Patrick Ropert. Il suffit qu’un usager ayant pignon sur blog critique la SNCF sur un problème de trafic pour qu’il se voie proposer une réponse circonstanciée par l’un ou l’autre des responsables techniques de la SNCF. Même la dérision est prise au sérieux. Il a suffi qu’un groupe de fans de 160 000 personnes sur Facebook propose de mettre la voix d’Homer Simpson (le héros du dessin animé Les Simpson) dans toutes les gares de la SNCF pour que l’entreprise, conseillée par l’agence publicitaire Duke, prenne la proposition au mot. “Et le 1er avril, on a diffusé les annonces dans les gares avec la voix d’Homer Simpson, avec en sus un film réalisé par la direction de la communication et diffusé sur YouTube”, s’amuse M. Ropert.

La RATP, qui gère les bus et les métros parisiens, n’est pas en reste pour susciter des débats passionnés ou dérisoires. Elle a découvert un club de 300 000 “fans”, “contre les cons qui restent à gauche sur les escalators”. L’agence Human to Human effectue pour elle une veille du Net depuis 2005, suite aux attaques des commandos antipubs dans le métro.

“Les réseaux sociaux peuvent ne pas être subis seulement, on peut les travailler pour s’en sortir avec une image positive”, souligne M. Ropert, le dirigeant de la communication digitale de la SNCF. “La première étape pour une entreprise est d’établir un service de veille par mots-clés et par analyse sémantique”, précise Olivier Rippe, président de l’agence Proximity BBDO.

Auteur: QSN-DigiTal / Frédéric Foschiani / http://www.qsn-digital.com

Les types de Médias Sociaux

4 Types de réseaux sociaux

4 Types de réseaux sociaux

Online Communities

Business Networks

Online Matchmaking

Alumni Networks

Auteur: QSN-DigiTal / Frédéric Foschiani / http://www.qsn-digital.com

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